DIFFUSION  D’INFORMATION DU 8 OCTOBRE  2002 

 

 

Cette Diffusion d’Information porte sur le Congrès d’une Centrale Syndicale l’UDT internationalement reconnue mais depuis septembre 1995 à septembre 2002 interdite d’exercer ses activités syndicales encore moins à tenir officiellement ses assisses.

 

Enfin, on a l’impression que l’arbitraire commence à s’essouffler. 

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) :

 

         1er) - apprécie à leurs justes valeurs les différents discours notamment ceux du Président de l’UDT M. Ahmed Djama Egueh, et met en exergue l’avant troisième paragraphe dans lequel le Secrétaire Général de l’UDT,M. Adan Mohamed Abdou, a dit :

« Nous appelons donc nos partenaires publics, en particulier le gouvernement, à prendre conscience de cet impératif en toute cohérence en ne perdant pas de vue que les partenaires sociaux ne sont pas ni des ennemis, ni des adversaires ou concurrents. Ils sont tout simplement des rouages sociaux essentiels et complémentaires d’une dynamique partenariale qui concourent à forger ou à réguler le développement socio-économique équilibré d’une même société dans leurs intérêts respectives propres,… »  

 

          2ème ) – encourage l’UDT à faire preuve d’une grande vigilance, à redoubler ses actions en faveur d’une large unité dans son légitime combat syndical, de témoigner leur entière solidarité en faveur des libertés d’actions pour leurs confrères l’UGTD ( membres de l’Intersyndicale)  reconnu par le BIT et les Syndicats Internationaux, mais depuis 1995, sur le plan nationale encore interdite d’exercer ses propres activités syndicales ;

 

             3ème ) – tient à remercier le BIT et toutes les Organisations Internationales notamment ceux des Droits de l’Homme en particulier l’Observatoire des Droits de l’Homme, la FIDH , Amnesty International ;

 

          4ème ) – tient aussi à remercier M. JL SCHAAL et ses amis de l’ARDHD qui systématiquement diffusent et soutiennent toutes les actions syndicales en République de Djibouti ;

 

          5ème )  - apprécie les démarches positives de certains anciens Décideurs politiques entre autres M. Moumin Bahdon Farah, ancien Ministre de la Justice (durant 1995-96) ; démarches positives  auprès du Chef de l’Etat en faveur des libertés syndicales ;

 

         6ème )  - encourage le Ministre de l’Intérieur, M. Abdoulkader Doualeh  ainsi que le Ministre de l’Emploi, M. Mohamed Abdillahi  à redoubler d’effort pour une constante et réelle liberté syndicale tant pour l’UDT, que pour l’UGTD toutes deux membres de l’Intersyndicale tel que reconnu par le BIT ;

 

         7ème ) – réitère ses souhaits en vue de la stricte application des Décisions du BIT, notamment l’intégration de tous les syndicalistes

(au nombre de seulement 20) et ce depuis leur « révocation groupée. » 

 

                                                 M. NOEL ABDI Jean-Paul

                                         

 

 

 

 

RESOLUTIONS

DU

2e CONGRES ORDINAIRE DE L'UDT

28-29 septembre 2002

SHERATON HOTEL DJIBOUTI

 

 

Au terme des travaux de leur 2e congrès ordinaire de l'UDT, les congressistes représentant 20 syndicats de base affiliés à l'UDT:

 

-         constatant la confirmation de l'amorce d'une ouverture significative de la part du gouvernement au respect des conventions n°87 et 98 de l'OIT relatives à la liberté syndicale et à la négociation collective;

-         nous réjouissant de nouveau rebond syndical après presque une décennie de crise sociale larvée;

-         prenant acte de la nouvelle donne partenariale sur la base du respect des conventions de l'OIT sur les droits et libertés syndicaux;

-         appelant tous les partenaires sociaux à saisir cette opportunité unique pour renouer un dialogue social permanent permettant de sortir de la spirale de la crise sociale;

-         exhortant les travailleuses et travailleurs Djiboutiens à enraciner la culture du dialogue dans le quotidien du monde du travail.

 

ADOPTE

 

 I   Les amendements suivants au statut de l’UDT

 

I1 – l’élargissement du comité exécutif de l’UDT à 27 membres au lieu de 17 initialement ( Art 16)

I2 – La création des délégués syndicaux au sein des entreprises dépourvues de syndicats de base.

 

I3 –La création des unions régionales de l’UDT dans les districts ( futur régions)

 

I4 – La création d’un bureau permanent au sein du comité exécutif compte tenu de son élargissement

 

I5 - Les instances de l’UDT sont :

 

- Le congrès

- Le conseil Général

- Le comité exécutif

- Le bureau permanent

- Les unions régionales

 

 

I6 – Prévoir la création des postes de conseillers auprès du BE notamment au secrétaire général et autres membres s’il y a nécessité.

 

 

II  Les résolutions suivantes relatives :

 

II1 - Aux réintégrations des dirigeants et militants syndicaux licenciés

 

Exhorte le gouvernement à concrétiser dans les faits les engagements souscrits par le ministère de l'emploi et de la solidarité nationale à cet effet, sur instructions présidentielles, en procédant à la réintégration effective et sans exclusive de  tous les responsables et militants syndicaux licenciés depuis 1995.

 

II2 - Au projet du code de travail

 

Convaincu que le refus du ministère de l'emploi et de la solidarité nationale d’associer les partenaires sociaux notamment syndicaux dans la rédaction d’un nouveau code de travail demeure une aberration inadmissible dans ce nouveau contexte où toutes les volontés doivent converger pour adapter les lois et les règlements désuets aux impératifs et aux critères des performances exigés par les institutions internationales dont le Fond Monétaire International et la Banque Mondiale conformément aux conventions et recommandations de l'OIT en la matière:

Les congressistes insistent sur l'urgence nationale que représente la finalisation de cet outil juridique.

 

II3 - A la retraite

 

Alarmés par les sorts des retraités dépouillés progressivement de leurs maigres pensions et qui n'augurent rien de bon pour l'avenir de tous les travailleurs aujourd'hui en activité, les congressistes exhortent les pouvoirs publics à prendre toutes ses responsabilités pour d'une part s'acquitter à l'instar de tous les employeurs de leurs cotisations sociales en tant qu'employeur public (aussi bien part patronale que salariale) à l'OPS et d'autre part se désengager en tant qu'Etat de la gestion de l'OPS comme du CNR en faveur de ses partenaires sociaux (travailleurs/employeurs) concernés au premier chef, en assumant sans déborder de son rôle d'arbitre, de contrôleur et de garant des législations sociales.

 

II4 - Impôts patriotiques

 

La paix étant définitivement scellée depuis le 12 mai 2001, il n'y a aucune raison valable pour que l'impôt dit patriotique soit reconduit dans le budget, les congressistes exigent du gouvernement que cette ponction désormais abusive sur les salaires des travailleurs ne soit plus de mise mais purement et simplement annulés.

 

II5 - Au gel d’avancement des fonctionnaires

 

La permanence du gel des avancements des fonctionnaires depuis plus d’une décennie constitue un sérieux manque à gagner pour ceux qui sont victimes des retards cumulés des salaires qui au fil de temps ne cesse de s'allonger participant de l’appauvrissement généralisé des travailleurs. Aussi les congressistes demandent la levée de cette mesure antisociale.

 

II6 - A la couverture médicale

 

La couverture médicale constituant aujourd’hui une des revendications majeures des travailleurs aussi bien conventionnés que fonctionnaires les congressistes exigent que cette couverture soit effective car elle ne répond plus aux normes légalement exigées.

 

II7 - Licenciement abusif

 

Les licenciements arbitraires et abusifs des syndicalistes se sont considérablement accrus ces dernières années et les remises en cause des acquis sociaux sont devenues une pratique courante aussi bien dans le privé que dans le public du fait d’une politique de régression sociale initiée par le ministère de l'emploi et de la solidarité nationale. Les congressistes dénoncent cet arbitraire et exigent que les lois en vigueurs ne soient plus violées mais appliquées dans tous ses rigueurs conformément aux conventions de l'OIT ratifiés dés 1978 par notre pays.

 

 

 

III    Motions de remerciements

 

Le congrès adresse ses plus vives remerciements à tous les partenaires nationaux et internationaux qui ont concouru de près ou de loin à la concrétisation de ce congrès notamment :

 

Le président de la république, chef du gouvernement

Le ministre de l'intérieur et de la décentralisation

L’ORAF / CISL

La CGT/ FO

L’AFL/CIO

La fédération de travailleurs du Quebec FTQ

La confédération des travailleurs du Canada CTC

L O Norway

 

 

Pour le CONGRES

 

 

 

Le président                                                             le secrétaire général

 

AHMED DJAMA EGUEH                                    ADAN MOHAMED ABDOU