NOTE D’INFORMATION DU 17 JANVIER 2003


Amère Victoire de l’UMP...Décevante Victoire de l’UAD ! D’après les Observateurs Internationaux :

« Manque d’adéquation entre le Corps électoral et les Listes électorales ! »

Les Non Votants représentent 52% du « Grand Electorat Djiboutien » !

Plus de la Moitié des Electeurs Djiboutiens ont dit NON !

Le Coup d’Etat Electoral (dettes criardes) dans la Région de Tadjourah confirme le fameux concept :

« de gré ou de force, tout le Pouvoir est à moi » ; signe d’une politique foncièrement dictatoriale.

L’Assemblée nationale djiboutienne demeure monochrome


I ) Sur les élections du vendredi 10 janvier 2003.

Des élections législatives se sont déroulées vendredi dernier en République de Djibouti, ou plus exactement sur l’ensemble des cinq circonscriptions, à savoir :
la capitale Djibouti et les Régions :

d’Ali Sabieh, - de Dikhil, - d’Obock, - de Tadjourah.
Les Partis Politiques entrés en lice se sont regroupés en deux Unions distinctes à savoir (par ordre alphabétique) :

Union pour l’Alternance Démocratique – UAD composée de quatre Partis politiques dénommés :

- Alliance Républicaine pour le Développement (ARD)
- Mouvement pour le Renouveau Démocratique (MRD)
- Parti Djiboutien pour le Développement (PDD)
- l’Union pour la Démocratie et la Justice (UDJ).

Union pour la Majorité Présidentielle – UMP composée de quatre Partis politiques dénommés :

- Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD)
- Parti National Djiboutien (PND)
- Parti Populaire Social-Démocrate (PSD)
- Parti du Rassemblement Populaire pour le Progrès (RPP).


II ) Rappel de quelques points forts.


1°) sur le multipartisme.

Pendant pratiquement dix ans et d’une manière abusive, sans aucune base juridique écrite, avec toutes les conséquences anticonstitutionnelles, le

multipartisme intégrale fut sciemment interdit et malheureusement pour les Partis Politiques en gestations les Accords de Paix du 12 mai 2001 ont, sans fondement,

entériné ces violations flagrantes sur la libre constitution des Partis Politiques.


Enfin depuis le 4 septembre 2002 ces violations arbitraires ont cessé et les Partis politiques ont pu normalement se constituer.


C’est ainsi que cinq nouveaux Partis Politiques ont été créés : l’ARD ; l’UDJ ; le PSD, le PDD, le MRD, ont vu le jour à quelques semaines avant l’ouverture de la

campagne des élections législatives .

Cinq nouveaux Partis Politiques ont pu, in extremis, participer à part entière aux élections législatives, certes avec des retards bloquant ainsi leur pleine participation à

l’organisation et à toutes les opérations préparatoires des élections législatives, en particulier et tout au moins à la révision des listes électorales, car franchement ce

n’est pas en 90 jours, ce n’est pas à trois mois du jour du scrutin que l’on peut tout faire, tout réaliser. N’est-ce pas ?


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) n’a pas été associée, ni saisie, durant la campagne, ou lors du scrutin.


Il est donc difficile à la LDDH de faire des commentaires sur les différentes

anomalies, mais elle se contentera, tout simplement à faire des observations sur

les chiffres publiés assorties de souhaits .


2ème) Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Région Inscrits Absentions UMP UAD
Djibouti 96258 48,2% 55, 07% 44,93%
Obock 20861 64,4% 61,5% 38,4%
Tadjourah 20861 55,2% 62,2% 37,7%
Dikhil 31254 44,6% 85,6% 14,36%
Ali Sabieh 19077 77% 60% 38%
Total 178799 52% 62,2% 36,9%

 

Sur le nombre total des électeurs inscrits sur l’ensemble des listes électorales : l’Union de la Majorité Présidentiel (en écrasante majorité

composée des membres du Parti au Pouvoir depuis l’indépendance Parti Politique), l’UMP a obtenu : 53293/178799 = 29,80%

L’Union au Pouvoir, à notre avis, est loin de représenter la volonté populaire, l’équipe des parlementaires officialisée par le Conseil Constitutionnel est loin

d’être représentative et ces parlementaires peuvent, d’ores et déjà, et dans la pratique des résultats, peuvent être considérer comme mal élus .


Avec que 29,80% du grand électorat djiboutien on n’est pas digne de se considérer comme élu du peuple, on n’est plus en mesure de

prendre des décisions au nom du peuple.

Il ne reste plus qu’à casser l’ensemble de ces élections législatives du 10 janvier 2003.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) encourage toutes les initiatives tendant à casser ces élections et demande, au préalable,

qu’une totale refonte des listes électorales soit rapidement faite avec la pleine participation de tous les Partis Politiques constitués et en

présence d’observateurs nationaux et internationaux tels que les Défenseurs des Droits de l’Homme.