Le President

 

INFORMATION DE LA LIGUE DJIBOUTIENNE DES DROITS HUMAINS

SUR LA REPRESSION PERMANENTE

CONTRE LES TRAVAILLEURS ET LES SYNDICATS

DE LA REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

 

CONGRES DE LA FIDH DU 1er  AU 6 MARS 2004.

 

Note liminaire

 

Le problème le plus fondamental et qui, inéluctablement, conduit la République de Djibouti vers la faillite est franchement le problème des Travailleurs et des Syndicats, problème purement créé par le Gouvernement et qui continue encore à s’entêter face aux Travailleurs du monde entier.

En effet, la rupture de dialogue entre le gouvernement et les syndicats est d’actualité. 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a tenté de sensibiliser l’opinion nationale par des publications dénonçant l’intransigeance gouvernementale ;

La LDDH a aussi informé les différents représentants officiels des pays tiers ainsi que les organisations internationales à chaque fois que l’occasion se présentait. 

Il faut reconnaître qu’aucune évolution positive ne semble se dessiner. 

Le président de la République a rencontré en privé le président de l’UDT, l’été dernier. Des promesses verbales ont été données, jusqu'aujourd’hui, aucun résultat tangible n’est visible.  

Sur les élections la LDDH n’a jamais hésité à dénoncer les violations flagrantes en matière des Droits de l’Homme, en particulier en matière électorale, bien avant et après les élections législatives du 15 janvier 2003. et en cette période pré électorale, il est important de suivre dès à présent les différentes étapes des processus électoraux

 

SUR LES REPRESSIONS PERMANENTES  A L EGARD DES TRAVAILLEURS ET SYNDICATS  DJIBOUTIENS ET L EXPLOITATION DES TRAVAILLEURS ETRANGERS.

 

Rappelant que la quasi totalité des dirigeants syndicaux des deux Centrales  UDT et UGTD ainsi que les Organisations des Enseignants du Second et du Primaire SYNESED et SEP ont été licenciés pour leurs activités syndicales en 1995 et 1997,

Rappelant que la plupart d’entre eux ont connu des répressions policières sans précédent, des arrestations répétées et des emprisonnements arbitraires uniquement pour leurs activités syndicales,

Constatant encore que les responsables actuellement en activités sont persécutés dans leur travail, au niveau de leur profession et certains d’entre eux demeurent sans salaires.

Constatant que le 8 juillet 2002 un accord triparti est signé entre le représentant du Gouvernement M Djibril Omar Houffaneh – Directeur du Ministère du Travail et des Relations avec les partenaires sociaux, le représentant de l’OIT M. Ndaya Momar et trois représentants syndicaux.

Cet Accord stipule que le Gouvernement accepte de réintégrés collectivement les syndicalistes licenciés. A ce jour encore aucune mesure en ce sens n’a été entreprise.

Déplorant que cette attitude négative du Gouvernement constitue une grave entrave aux activités et aux actions des forces syndicales qui sont les principaux partenaires sociaux-économiques et source de développement de la culture sociale.

Très préoccupée de la situation inadmissible d’exploitation des Travailleurs démunis de toutes pièces d’identité et surtout sans aucun document d’assurance et de prestations sociales.

Soulignant les actions positives de certaines ONG caritatives en faveur des enfants de la rue, mais reste préoccupée de la précarité de leur situation et les risques réels d’exploitation sur tous les plans.

 

Souhait

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains – LDDH – demande aux membres du Congrès de la FIDH  de condamner le Gouvernement de la République de Djibouti 

-         pour les violations constantes des Conventions internationales notamment celles de l'OIT

-         pour le refus répété d’appliquer les différents accords signés avec le BIT entre autres celui  de procéder à la réintégration professionnelle, avec les droits pertinents, de tous les syndicalistes sanctionnés durant leurs activités  et  leurs actions syndicales.