COMMUNIQUES DE PRESSE

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 8 JUILLET 2002

Le 2 juillet 2002 après plus de dix jours de refus d’hospitalisation par le Centre pénitencier de Gabode sur ordre d’En Haut, le Général Yacin Yabeh a été enfin  admis au Service de Réanimation de l’Hôpital Peltier après  moult pressions.

Depuis le mois de février 2002, et surtout, après son retour de France,  l’état de santé de Yacin Yabeh s’empirait à nouveau de jour en jour et, le chef de l’Etat se serait opposé à un second départ vers un Centre spécialisé prétextant l’approche de la date du Procès.

Le Procès inique a eu lieu le 16 et 17 juin 2002  (voir la Note  d’Information de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains - LDDH du 17 juin 2002 ).

C’est dans un état très critique que le Général Yacin Yabeh a été hospitalisé et malgré les soins intensifs du Service de Réanimation la situation de son état de santé ne cesse de se détériorer, de se dégrader.

Inquiet, le spécialiste et chef du Service de Réanimation le Docteur Benoît COLOT a écrit à deux reprises les 3 et 6 juillet 2002, pour informer que « sa fonction rénale s’étant encore aggravée, il est nécessaire que ce patient bénéficie dans les prochains jours d’une hospitalisation dans un service spécialisé afin qu’une hémodialyse puisse être éventuellement débuté.      

En effet, les analyses sanguines effectuées sur le Général Yacin sont toutes très inquiétantes, et celles de craiminies sanguines a dépassé terriblement le seuil de 12 pour atteindre celui de 142.

Très inquiet, du fait que «  sa fonction rénale s’aggrave de jour en jour ; la survenue d’une complication aiguë pouvant mettre en jeu le pronostic vital ne peut pas être exclue » et aussi très inquiet des différentes analyses,  les lettres urgentes du spécialiste des hôpitaux pour que son patient puisse bénéficier rapidement d’une hémodialyse, ne peuvent que refléter les risques d’une mort subite si des soins spécialisés ne sont rapidement effectués. 

Toutes ses lettres ont été entendues par le Parquet du Tribunal de Djibouti, seul le chef de l’Etat n’aurait pas jusqu’à présent donné son accord, malgré les démarches de son avocat le Bâtonnier Wabat.

Face à cette situation dramatique, face à ces tentatives d’homicide volontaire pour non-assistance à personne en danger de mort, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel pressant au chef de l’Etat, même s’il se trouve à Durban (Afrique du Sud), d’accorder immédiatement l’autorisation pour permettre au Général Yacin Yabeh de prendre le premier avion, afin d’être hospitalisé dans le Centre spécialisé, qui le suit depuis des années, qui est doté des appareils adéquats pour procéder aux hémodialyses.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel pressant à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, notamment l’Observatoire des Prisons, l’Organisation Mondiale contre la Torture, le Haut Commissariat des Nations-Unis pour les Droits de l’Homme, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, Amnistie International, l’Association pour le Respect des Droits de l’Homme à Djibouti  (ARDHD), la LDDH lance un Appel pressant pour dénoncer et faire pressions :

-         1°) afin que le Général YACIN YABEH  puisse bénéficier d’une manière urgente,  des soins intensifs à l’extérieur de DJIBOUTI, dans un Centre médical spécialisé et connu par le patient car ayant à divers reprises effectué des hémodialyses.

-         2°) afin d’amener la Justice Djiboutienne en symbiose avec le chef de l’Etat à déclencher la révision du procès inique à double vitesse du 17      juin 2002 ; procès de l’affaire du 7 décembre 2000,  qui n’était qu’au fond un complot, car il est très difficile de comprendre qu’avec 13 officiers et sous-officiers ainsi que deux mobilisés (quinze presque tous de la sous famille tribale et quatre proches), qu’ il soit possible de faire un complot de coup d’Etat, face  aux 6 000 des Forces Nationales de Police (FNP) et en présence de 15 000 de  l’Armée Nationale Djiboutienne (AND) sans oublier les 4 000 des Forces Françaises Stationnées à Djibouti, d’autant plus que les Forces aériennes françaises avaient effectué des ballades aériennes sur la capitale avec les mirages derniers cris, pour exprimer leur satisfaction de soutien aux élections de l’actuel chef de l’Etat en 1999.

 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) attire l’attention de la Communauté Nationale et Internationale sur cette situation inadmissible et intolérable, et elle demande de combattre l’impunité pour que, en République de Djibouti, cesse à jamais toutes les formes d’assassinats et/ou tentatives d’assassinats  politiques.

Assassinats pour des raisons politiques, parfois, faisant l’objet de promotions ou de décorations officiels. Quel cynisme ! Exécrables comportements cyniques !           

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COMMUNIQUE DE PRESSE DU 24 JUIN 2002

Halte aux vols ou plus exactement aux détournements des pensions retraites par impôts interposés !

Le Chef du gouvernement et les députés auraient fait la nique aux électeurs, électrices retraité(e)s  car ils n’ont plus besoin de leur voix, ils n’ont plus besoin d’eux pour les prochaines élections de 2002 et de 2005, la nouvelle liste électorale leur suffit ?

A bon entendeur salut !

Le 24 juin 2002 les retraités de la Caisse des Prestations Sociales se sont réunis pour exprimer pacifiquement leurs colères face à  leurs pensions de retraites, qui ont été charcutées d’une manière insupportable, humiliante et criminelle.

Ces opérations, qui diminuent, par des méthodes  draconiennes, toutes les pensions de retraites, méthodes draconiennes qui ont été aveuglément adoptées par les élus du RPP-FRUD ; votes parlementaires qui se sont déroulés en période pré-électorale où les députés du Parti au Pouvoir inquiets pour leur prochain mandat ne pouvaient qu’applaudir ces mesures draconiennes antisociales.

Ces mesures draconiennes antisociales contre tous les retraités feront inéluctablement l’objet d’un recours auprès du Pouvoir Judiciaire, même si, et souvent à juste titre, bon nombre de Djiboutiens considèrent que la Justice Djiboutienne est totalement sous le diktat du Premier Magistrat.

Cette manifestation pacifique, du 24 juin 2002, de plusieurs centaines de personnes âgées a été vers 10h30 sauvagement réprimée par les Forces Armées de répressions, et ceci juste en face du Palais de Justice, aux vus et aux sus de tous les Juges présents à ce moment là au Tribunal.

Cette répression intolérable et injuste, juste à la veille du 25ème anniversaire de l’Indépendance est très , très  lourde de conséquences   

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce vivement toutes les lois anti-sociales qui ont été adoptées dans un climat malsain, et s’oppose avec fermeté aux mesures inhumaines et dégradantes à l’égard des personnes âgés, à l’égard de tous les  retraité(e)s djiboutiennes et djiboutiens.

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 Devant la Présidence de la République, manifestations des mobilisés handicapés. Manifestations qui se sont terminées par un bain de sang.

 Jeudi 18 avril 2002, des victimes de guerre des Forces Armées djiboutiennes se sont rassemblées à moins de cent mètres du Palais présidentiel. 

Dés 8h du matin, les Forces d’interventions de Police et des manifestants invalides de guerre se trouvaient face à face. 

Cette manifestation pacifique aurait pour objectif d’envoyer des émissaires, ou plus exactement une délégation, qui devrait se rendre auprès du Chef de l’Etat afin de lui soumettre et lui expliquer leurs doléances, leurs revendications.

 Environ, une heure après, ordre fût donner aux Forces de l’ordre de disperser les manifestants handicapés et leurs familles qui les accompagnaient.

 Face à la lenteur de la répression des Forces de Police, qui n’osaient pas employer la manière forte contre ces handicapés, contre ces personnes fragilisées, quand une fusillade éclata, blessant grièvement plusieurs personnes, et quatre auraient été évacuées dans un état dit : « cliniquement mort ». 

Immédiatement, la panique et la rage s’instaurèrent et la manifestation pacifique fut sauvagement réprimée. Il va s’en dire, que les handicapés physiques, sans défense, et dans l’impossibilité de se sauver furent les premières victimes durement touchées. 

Face à ces répressions inhumaines, qui sont sans précédant non seulement en République de Djibouti, mais très probablement dans le monde entier, ces répressions sont inadmissibles et horribles.

 Comment comprendre une telle répression intolérable, alors que ces jeunes auraient répondu présents à l’appel à la mobilisation nationale, appel lancé par l’ancien président de la République, appel lancé « pour sauver le pays contre une invasion des troupes d’un pays voisin » alors qu’en réalité, c’était le début d’une guerre fracticide entre les Forces Armées et le Frud-Armée.

Comment réagir face à cette répression inacceptable contre des jeunes qui se sont mobilisés pour défendre et sauver leur patrie, des jeunes qui ont perdu une partie de leur corps et qui sont à jamais handicapés, à jamais invalides, à jamais dépendants.

 Que faire contre une volonté politique à vouloir toujours couvrir des bavures policières qui malheureusement tuent à chaque fois ? 

Que faire contre une volonté politique de vouloir couvrir toujours les auteurs d’homicides volontaires ?

 Que faire contre une volonté politique certaine, qui consiste d’accorder l’impunité aux éléments , qui froidement, utilisent des balles réelles pour soit-disant « canaliser » , « maîtriser » des manifestations pacifiques ?

 Pourquoi aurait-on tiré à balle réelle contre des manifestants ? 

Pourquoi contre des handicapés, des invalides qui ne supportent plus de vivre dans la misère, sans autre revenu que celui de la mémoire d’avoir versé son sang pour la patrie, d’avoir versé leur sang pour la défense de l’intégrité du Territoire nationale. 

Qui est en fait cet Officier Supérieur de la Garde Présidentielle ? 

Est-ce lui le tueur ?

 Est-ce bien celui qui passe du béret bleu au calot noir, puis récemment au béret rouge ?

 Est-ce bien celui, qui grimpe facilement d’échelons, de grades ?

 Est-ce bien celui que l’on surnomme le « tueur des portes », pour avoir tiré sur le portail extérieur d’un Opposant ? 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains ( LDDH ) demande à la Justice de son pays d’obéir qu’à leur conscience, et de s’atteler rapidement afin de déterminer le ou les auteurs des présumés homicides volontaires ; 

La LDDH ne peut que déclarer qu’elle est et restera aux côtés des victimes de cette répression inqualifiable, et fera tout ce qui est en son pouvoir pour combattre l’impunité ; 

La LDDH est très, très préoccupée, depuis le 18 avril 2002, par les descentes à des heures illégales des Forces de répressions dans les logements d’un certain nombre des participants de la manifestation des handicapés, elle est aussi très inquiète de la « chasse aux sorcières » appliquée par la police politique à un certain nombre des participants à cette manifestation, voire même à des proches. 

 

M. NOEL ABDI Jean-Paul

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 2 AVRIL 2002

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) s'élève vigoureusement contre le cycle sanglant de la Répression-violence en République d'Israël et en République de Palestine ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains s'insurge vivement contre les crimes de guerre, les crimes contre l'Humanité, les crimes commises en toute impunité, face au monde entier, par le Terroriste SHARON, ces crimes inadmissibles, ces crimes du génocide d'une partie du peuple de Palestine par l'équipe du Terroriste SHARON doivent être enregistrés dans la Mémoire Collective, dans la Mémoire Universelle ;

L'Histoire a montré qu'un Gouvernement de capitulation ne peut pas se maintenir, que les tentatives de SHARON et son équipe sont vouées à l'échec, les tentatives de SHARON pour créer un simulacre de Gouvernement en Terre de Palestine, un " Gouvernement de Vichy en Palestine " ;

Non, non ni le Peuple d'Israël, ni le Peuple de Palestine ne peuvent accepter que le sang de " la vengeance obtuse " continue de souiller la Terre Sainte, " vengeance obtuse " qui continue sans limite à massacrer ses enfants, les enfants de Palestine et d'Israël ;

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demande à tous ses confrères les Défenseurs des Droits de l'Homme, en particulier à ses confrères d'Israël et à ses confrères de Palestine, d'unir tous leurs efforts, toutes leurs actions pour :

- mettre fin au cycle sanglant et infernal de la Répression-violence ;
- de dénoncer avec vigueur le Terrorisme d'Etat imposé par l'équipe de Sharon ;
- d'œuvrer à la reconnaissance simultanée de l'Etat de Palestine et de l'Etat d'Israël ;
- d'œuvrer à l'instauration d'une Paix durable, d'une Paix pour toujours

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 7 MARS 2002 

Mise au point sur la déclaration politique du Procureur Général du Tribunal de Djibouti en réponse à la déclaration du Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains, Défenseur des Droits de l'Homme qui s'inquiétait de l'état de santé, suite à la grève de la faim et du refus récent aux épouses de rendre visite à leur mari en Détention Arbitraire depuis 15 mois.  
Hungguri siyaasaddeed iyo Caddaladda kala dhawra, kala dhawra. ( Il faut toujours séparer les ambitions politiques et l'exercice de la Justice. ). 

  Quinze mois, jour pour jour, de détention arbitraire, de 12 policiers, détention arbitraire décidée par le Ministère public ; 

  Quinze mois, jour pour jour, que 12 policiers demeurent en détention arbitraire pour un soit disant coup d'Etat ; 

  Quinze mois, jour pour jour, de détention arbitraire de 12 policiers en grève de la faim depuis mercredi 27 février 2002 pour protester contre l'injustice, contre l'opacité et les manuvres dilatoires, contre le manque de transparence et la dérive du procès vers le politique et les tentatives de division tribale et/ ou clanique ;
  Suite aux déclarations, sur les ondes de RFI le 06/03/02, du Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) sur la situation alarmante des détenus arbitraire en grève de la faim.

  Le 07/03/02 sur les ondes de RFI, le Procureur Général a répondu par une déclaration de démenti formel aux aspérités bassement politiques.

  Le Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) regrette les propos du Procureur Général, qui tend à mener le débat judiciaire sur un faux terrain politique avec des termes et un langage de «leader d'un Parti Politique au Pouvoir » ( Voir à la fin du Communiqué les deux interviews).

  Le Président de la LDDH regrette les propos frisant la diffamation et l'intimidation prononcés par le Procureur Général lors de son interview diffusé aujourd'hui par RFI.

  Le Président de la LDDH s'élève contre la légèreté avec laquelle le Procureur Général confond la politique et la déclaration d'un Défenseur des Droits de l'Homme dénonçant la non-assistance médicale et les tortures morales et psychiques infligées à 12 policiers en détention arbitraire.

  Le Président de la LDDH précise haut et fort en parfait diapason avec les Défenseurs des Droits de l'Homme, qu'il continuera avec détermination et conviction à s'opposer, à combattre l'impunité, à dénoncer et combattre toutes les détentions arbitraires, à dénoncer et combattre toutes les infractions aux Lois en vigueur, toutes les infractions à la Constitution notamment son titre II sur le respect des Droits de la Personne Humaine, toutes les infractions et violations de la Déclaration  Universelle des Droits de l'Homme, toutes les violations des instruments internationaux portant sur les libertés fondamentales comme celui de la libre circulation des Biens et des Personnes et le Droit d'Aller et Venir.

  Le Président de la LDDH souhaite et demande à certains Juges debout de ne pas hésiter à mettre en veilleuse leur ambition politique, leur ambition personnelle, surtout lorsqu'ils exercent leur noble fonction de magistrat, leur noble responsabilité à faire respecter en toute impartialité les Lois en vigueur, lorsqu'ils exercent leur noble devise « en mon âme et conscience ».

  La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) prend bonne note du récent engagement du Procureur Général « à audiencier leur affaire en toute priorité » ; toutefois, elle émet toutes ses réserves quant au lot des vices de formes,  aux infractions et aux violations, qui, inéluctablement, éclateront en plein jour, si le droit à la Défense sera assuré aussi  par des Avocats en provenance de l'extérieur, si l'acceptation de la présence d'Observateurs des Défenseurs des Droits de l'Homme sera admise avant et lors des procès, si  la transparence, la non-ingérence et la non-interférence par des ordres de l'Exécutif seront réellement effectives, alors la sérénité de la Justice primera.

                                                          M. NOEL ABDI Jean-Paul

Interview par M. ABDI ADEN du Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) M. Jean-Paul NOEL sur les ondes de RFI le 6 mars 2002.
 
  Les visites sont pratiquement interdites depuis le jour de la grève. Hier après-midi, je me suis encore rendu à la prison de Gabode pour m'inquiéter de la situation.
  J'ai appris que même les épouses ne pouvaient pas les visiter puisqu'il y avait une épouse qui était là et s'inquiétait de l'état de son mari. Un Capitaine est déjà hospitalisé, un autre Caporal, hier après-midi, qui était très souffrant, l'un des deux Procureurs a, paraît-il, refusé qu'on l'hospitalise et la situation du Colonel, d'un Commandant, et de deux Sous-Lieutenant est alarmante.
  Nous pensons que la situation actuelle est très, très grave, très grave dans la mesure où, même les premiers soins ne sont pas donnés, les visites des Procureurs sont plus régulières que les visites des médecins, nous pensons que là, il y a un cas de non-assistance à personne en danger et nous lançons un Appel pressant à l'Observatoire des Prisons, ainsi qu'à l'Organisation Mondiale contre la Torture (OMT).
 
  Interview par ABDI ADEN du Procureur Général M. Ali Mohamed Abdou sur les ondes de RFI le 7 mars 2002.
  Il est tout à fait faux de prétendre que nous refusons la visite des familles à la prison de Gabode, pour la raison toute simple que toutes familles peuvent se rendre aux jours de visite fixés par l'Administration pénitentiaire, et aux heures fixées par l'Administration pénitentiaire conformément aux dispositions légales en vigueur.
  Je m'insurge contre les propos fantaisistes et sans fondement d'un Opposant en manque de sensation politique, qui pense à prodiguer à ces personnes inculpées.
  Il faut le rappeler les faits criminels des tentatives de coup d'Etat, avec les circonstances que ce coup d'Etat a entraîné mort d'hommes et destruction d'édifices publics.
  Qu'ils ont intérêt à garder leur sérénité, que cette affaire sera jugée et qu'il ne sert à rien de faire le jeu de politicien en manque de sensation.
  Donc, je prends l'engagement d'audiencier leur affaire en toute priorité, et je me ferais en devoir de répondre à toutes leurs suggestions.
  Tout ce que je leur demande c'est d'être en bonne santé et d'être en forme pour l'audience future qui aura  lieu très prochainement.

 

 


COMMUNIQUE DE PRESSE N° 16/01/LDDH  DU 13 DECEMBRE 2001 

A l’heure actuelle, il est urgent, que la Justice Djiboutienne fasse preuve d’une plus grande volonté pour son indépendance totale. 

Car sans Justice, sans la transparence, la totale indépendance de la Justice et de l’Appareil Judiciaire, sans la stricte application du Principe Constitutionnel de la Séparation des Pouvoirs de l’Etat, alors les déclarations de Démocratie, de volonté d’Ouverture politique, de volonté de Réconciliation nationale, des souhaits émis et officiels afin de contrecarrer la Corruption et les Détournements des Deniers publics ainsi que des Biens sociaux, alors sans ce tout, alors il faudrait clairement dire que tous ces souhaits, ces volontés, ces déclarations sont des leurres, des fausses propagandes, des simples maquillages pour se maintenir. 

Dans ce cadre et dans cet esprit, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains ( LDDH ) ne peut qu’encourager toutes les initiatives, toutes les démarches pour les libertés de fonctionnement, de la totale indépendance et de la transparence du Pouvoir Judiciaire. 

Début décembre 2001, en tant que Défenseur des Droits de l’Homme, le Président de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains a rendu une visite au Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. 

Durant l’entretien avec le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, la LDDH a soulevé deux points qui, inéluctablement, continuent à ternir la crédibilité de la Justice, qui continuent en grande partie à entraver toutes les possibilités à sortir de la confiscation du Pouvoir Judiciaire par le Pouvoir Exécutif ou plus prècisemment par un noyau de Hauts Décideurs de l’Etat. 


Sur les inévitables possibilités d’Abus de Pouvoir 

La LDDH est : 

-  très inquiète de la situation carcérale des onze prisonniers politiques, toujours à Gabode. 


-  très préoccupée de l’état de leur santé et du refus de soins à certains d’entre eux, et ceci depuis un mois, 

 

-  très, très préoccupée d’apprendre, que depuis plusieurs mois les prisonniers politiques en détentions provisoires dans la sinistre prison de Gabode, en détentions provisoires depuis un an, depuis le 13 décembre 2000, que ces prisonniers de la Force Nationale de Police maintenus en infraction aux dispositions du Code de Procédure Pénale, maintenus encore en détentions provisoires, ces détenus, mises à part le Général Yassin Yabeh et le Colonel Mohamed A. God, tous les autres détenus n’ont pratiquement pas d’avocat, leur Défense n’est plus assurée, personne pour les tenir informés du : quand dans le temps ils auront droit à un procès équitable, pour combien de temps seront-ils abusivement « séquestrés en détentions provisoires » ? 

La LDDH considère tous les différents abus et le maintien de ces policiers en détentions abusives comme de véritables et inacceptables tortures physiques et psychiques, sans aucun espoir pour la quasi totalité de ces détenus politiques, sans aucun espoir d’avoir droit à un procès juste, au droit de la mise en liberté provisoire, au droit de bénéficier du Non-Lieu délivré par la Juge d’Instruction, d’avoir droit de sortir de la prison de Gabode, car leur procès est, sans aucun doute, non seulement entaché de vices de formes, mais surtout fait l’objet de différentes manœuvres dilatoires, d’avoir droit à une Défense qui ne doit pas et ne peut subir ni pression, ni intimidation. 

La LDDH saisit l’Organisation Mondiale contre la Torture ( OMT) pour s’inquiéter de la situation de ces détenus, qui sont encore en détentions illégales , et afin que cesse rapidement l’ensemble de ces cas de tortures inhumaines et intolérables. 

La LDDH lance un Appel aux Avocats Sans Frontières ( ASF ) d’envisager la possibilité d’assister et d’assurer la Défense de ces détenus encore sans Jugement. 


Subsidiairement, la LDDH dénonce le blocage incompréhensible de la Cour du Contentieux Administratif, blocage qui dure depuis plusieurs années, depuis exactement la nomination à d’autres fonctions, du Représentant du Gouvernement, Madame Hawa Ahmed Youssouf.


Depuis cette date : la Cour du Contentieux Administratif du TRIBUNAL de DJIBOUTI ne siège plus. Plus d’une soixantaine de dossiers, qui continuent et ne cessent de s’empiler, seraient et restent en souffrances. 

M. NOEL ABDI Jean-PAUL

 

10/08/01 Le Président de la LDDH lance un appel pour que les officiers incarcérés après les événnements du 7 décembre 2000 soient traités selon les règles du Droit et de la Justice.

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 14/01/LDDH
Du 10 AOUT 2001

La situation carcérale du Colonel Mohamed Abdillahi God et consorts reste inchangée et identique, avec tous les aspects et conditions difficiles des prisonniers politiques…

 

Aujourd’hui, 10 août 01, et pour la première fois, un défenseur des Droits de l’Homme a pu rendre visite en prison à l’un des détenus, qui sont encore en détentions provisoire, en détention à caractères  politiques 

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains(LDDH), à maintes reprises, avait témoigné ses préoccupations de la situation carcérale de ces prisonniers politiques. Cette situation reste inchangée, depuis le 7 décembre 2000, où des officiers des Forces Nationales de Police(FNP) ont été incarcérés et mis en détention provisoire dans la sinistre prison de Gabode, pour avoir participé à une manifestation armée rapidement réprimée par les armes des Forces Armées. 

Huit mois après, la Ligue Djiboutienne des Droits Humains demeure soucieuse, et exige un procés transparent avec la présence d’Observateurs Internationaux des Défenseurs des Droits de l’Homme, un procés juste, un procés non entachée par les vices de formes inadmissibles, par des violations constantes du Code de Procédure Pénale, en particulier les articles concernant les délais de détentions, un procés sans les interférences continuelles des autres Abus de Pouvoir intolérables.

La LDDH lance un Appel pressant pour les mises en liberté provisoire, en attendant leur procès, pour l’ensemble de ces détenus politiques des Forces nationales de Police. 

La LDDH demande au Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, en parfait accord avec le Chef de l’Etat, de s’inquiéter et d’accélérer les processus pour la rapide mise en liberté provisoire du Colonel Mohamed A. God et de ses codétenus ; en attendant un procès équitable, sans aucune pression à caractère politique. 

La LDDH se félicite des libertés provisoires accordées au Général Yacin Yabeh, pour des raisons de santé et, au Commandant Fathy Mohamed Guelleh, «  à titre exceptionnel ». 

 

25/07 Interdiction du Droit d'Aller et Venir entre Djibouti et le Somalilland 

 


Djibouti, le 25 juillet 2001

LETTRE D'ACCOMPAGNEMENT N° 1/01/LDDH

A l'attention de M. DILLEITA MOHAMED DILLEITA
Premier Ministre de la République de Djibouti

Monsieur le Premier Ministre,

J' ai l' honneur de vous soumettre, avec cette lettre, le Communiqué de Presse n°15/01/LDDH du 25/07/01, ainsi que les souhaits de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains, souhaits exprimés dans le cadre humanitaire des secours d'urgence aux populations sinistrées par la sécheresse qui frappe le Nord du Somalilland, ainsi que de la nécessité d'une imminente ouverture des frontières avec notre voisin et frère du Somalilland .

En tant que membre des Défenseurs des Droits de l'Homme, je tiens à vous témoigner notre profond attachement et notre très grande sensibilité aux respect des Droits d'Aller et Venir, non seulement dans notre pays mais aussi au sein de notre région la Corne de l'Afrique.

Je suis persuadé de votre volonté à contribuer positivement au développement de la République de Djibouti, en harmonie avec nos voisins immédiats, d'autant plus que notre pays abrite le siège de l'IGAAD, Organisme Régional, qui lutte contre la sécheresse et la désertification.

Je suis conscient, du fait, que vous ne ménagerez pas vos efforts en vue de la prise de Décision, en parfait accord avec le Chef de l'Etat, pour la réouverture des frontières avec notre voisin du Sud, et pour porter secours à nos frères durement éprouvés par la sécheresse.

Avec mes sentiments déférents

_____________________

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 15/01/LDDH
DU 25 JUILLET 2001

Interdiction du Droit d'Aller et Venir entre Djibouti et le Somalilland - - - la frontière entre ces deux pays frères est fermée depuis le 16 avril 01 pour des cartons de cigarettes - - -
La sécheresse et l'étau de la fermeture des frontières - - -

Le bilan des victimes est de cinq morts.

Aujourd'hui, 25 juillet 2001 la BBC Somali section, dans son émission de 17 H30 à Djibouti, a diffusé le Communiqué du Chef du District de Zeila, Région d'Awdal du Somalilland, qui est frontalière à la République sœur de Djibouti .

Le Communiqué du Chef du District de Zeila M.Ahmed Mahamoud Mohamed précise que cinq personnes ont été victimes de la sécheresse qui sévissait depuis un certain temps dans cette région .

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains est très affectée et partage la douleur de ces populations fortement éprouvées, populations proches aux populations djiboutiennes.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains est préoccupée par la Décision du 16/04/01 prise par le Gouvernement Djiboutien de fermer unilatéralement la frontière avec le Somalilland.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains lance un Appel pressant au Gouvernement djiboutien pour :
procéder à l'ouverture immédiate de la frontière avec le Somalilland, et mettre fin aux violations des Droits d'Aller et Venir.
porter d'urgence des secours alimentaires à nos frères. Somalillandais, victimes de la calamité de la sécheresse.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 09 JUIN 2001


Le jeudi 07/06/01 des agents du Trésor National ont été arrêtés par la Gendarmerie Nationale sans mandat d'amener et mis en garde à vue sans mandat .

Le samedi 09/06/01 le Président du PRD, Directeur de Publication du journal " Le Renouveau " ainsi que le Président de la LDDH se sont rendus à la Brigade Nord de la Gendarmerie, afin , de s'inquiéter de la situation des fonctionnaires détenus, de connaître leur nombre, leur nom, et le chef d'accusation .

Le même samedi 09/06/01, après 2h30 d'attente au sein de la BRIGARDE pour obtenir ces informations, sur ordre d'EN HAUT, le Capitaine de la Gendarmerie nous informa qu'ils allaient procéder à la perquisition du domicile du Président du PRD, Directeur du Renouveau M. Daher Ahmed Farah et ceci sans aucun mandat de perquisition .

La LDDH par Li n°35/LDDH/2000 du 5/10/00 avait reproduit l'arrêté n° 200-0659/PR/MEFPCP DU Président de la République, assorti des observations et des questions suivantes : " un Ministre nommé a droit à une indemnité d'installation or ce Ministre a été nommé en 1998. Depuis la situation économique et financière de la République va de mal en pis…Le Ministre des Finances peut-il se servir par une décision écrite et signée par lui même les fonds des deniers publics et des biens sociaux , alors que les travailleurs de l'Etat sont sous la torture de la privation de salaire ?

Il est vrai qu'à cette période aussi, nos populations de l'intérieur souffraient de la sécheresse implacable qui sévissait depuis plusieurs années , dans notre FOR INTERIEUR la priorité était à nos populations nomades et non aux ministres .

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très préoccupée des violations des Droits de la Liberté de la Presse surtout en cette période où notre pays accède à la Paix des armes .

AFFAIRE :Général Yacin Yabet et consorts .
AFFAIRE : de prisonniers politiques
Prolongation du délai de détention provisoire non motivée
Plus de cinq mois de détention, ça suffit !

Le 22 avril 01 et après plusieurs démarches ,la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) a pu obtenir l'autorisation de rendre visite aux prisonniers de la Force Nationale de Police (FNP).

Le vendredi 27 avril 01 le représentant de la LDDH s'est rendu à la prison de Gabode pour connaître enfin les véritables conditions de détention de ces policiers prisonniers .

Deux officiers (deux lieutenants) se trouvant dans un véhicule tout terrain garé à proximité de la grande porte de la prison ,sont descendus de leur véhicule et demandèrent au représentant de la LDDH : " le but de sa visite ",après avoir remis l'autorisation du Parquet , l'un des officier l'a informé : " que seul le chef d'Etat major de la FNP le Colonel Ali Hassan peut accorder une autorisation pour ces prisonniers policiers ".

Après avoir réussi à contacter le Colonel Ali Hassan et malgré des promesses le représentant de la LDDH n'arrive pas à obtenir cette autorisation .

Le Président de la LDDH ayant voulu informer le Ministre de la Justice chargé des Droits de l'Homme , ce dernier a spontanément répondu : " ces affaires privés ne me concernent pas "

Compte tenu de ce refus , des conditions de détention semblables voir pire que celles qu'avaient connu certains hommes politiques , la LDDH ne peut que considérer ces prisonniers détenus depuis l'affaire du 7 décembre 2000 , comme des prisonniers politiques

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) sidérée vient d'apprendre que la situation carcérale s'est durcie et que les conditions et les pressions sur les familles de ces prisonniers politiques sont de plus en plus humiliantes et inacceptables .

Il semble ,que depuis trois mois dans l'Affaire du 7/12/00 , le dossier du Juge d'Instruction est pratiquement clos, seul reste des décisions supérieures avant que la Cour Criminelle soit saisie .

La LDDH constate que depuis un mois ,la prolongation de la période de la détention paraît très abusive et que les sévères conditions de détention doivent être considérées comme une réelle forme de tortures intolérables

La LDDH lance un Appel pressant à tous les membres de l'Organisation Mondiale Contre la Torture, et leur demande de se saisir du dossier de ces prisonniers torturés, afin d'entamer des actions positives auprès des Autorités djiboutiennes .

Il faut éviter que l'accord du 12/05/01
soit une ambition donquichottisme.

La Paix sans le respect des Lois, la Paix sans les libertés fondamentales, la Paix sans la transparence de toutes les actions publiques, cette paix n'est que coquille vide.

Le 12 mai 01, le Frud-armé et le Gouvernement ont signé l'Accord de Paix consécutif à celui signé le 07/02/00 à Paris. Cet Accord a été signé par M. Dini d'une part, par M. Abdallah A.Miguil d'autre part. Cette signature s'est déroulée sous le haut patronage du chef de l'Etat, chef du Gouvernement.

Brefs rappels

En 1991, une rébellion armée éclata dans les régions du Nord de la République.

Le 26/12/1994, des éléments du Frud dissidents signèrent un Accord de Paix, sans pour autant mettre un terme au conflit armé interne.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) dés son officialisation le 09/05/99 et conformément à ses objectives, à savoir : agir par tous les moyens légaux pour le respect des droits de l'Homme, en particulier en faveur des prisonniers politiques, et des victimes civiles. La L.D.D.H a fixé en priorité les points suivants :

-situations conflictuelles au Nord
-procès et prisonniers politiques
-situations des syndicats et autres problèmes sociaux
-toutes les violations des droits fondamentaux.

Dans le cadre du conflit armé la L.D.D.H, avec courage, détermination, et constance, a toujours dénoncé et exprimé ses inquiétudes face : aux exécutions extrajudiciaires, aux tentatives d'éliminations des populations civiles, aux blocus alimentaires et sanitaires dans certaines zones du conflit …

Face aux nombreuses atrocités sur nos populations civiles ; à cette guerre fratricide absurde, à cette hémorragie tant humaine que financière, la L.D.D.H dés le mois d'août 1999 a lancé, des Appels pour des négociations, des Appels pressants aux deux belligérants. Le dernier Appel pour la paix date du 7/01/01 soit un mois avant le 07/02/01.


Durant toutes les négociations, à aucun moment, ni de loin, ni de près la L.D.D.H n'a été associée, n'a eu droit à aucune information. La L.D.D.H n'a pas pu obtenir ni le document officiel ni même des écrits si minime, sur ces décisions importantes qui vont, en bien ou en mal, s'imposer sur tous les djiboutiens, ces décisions qui vont hypothéquer, d'une manière positive ou négative, le destin de la Nation, l'avenir de nos enfants, l'existence de nos générations futures.


La L.D.D.H reste confiante, et fait les remarques suivantes :

- seul les chapitres sur les réparations et la décentralisation ont été traités à
fond
- le point sur le multipartisme est un leurre (nous reviendrons sur ce point
dans notre prochaine Diffusion)
- Le point sur la commission électorale nationale indépendante est à notre avis positive si dans la pratique ses membres n'étaient eux aussi choisis pour la circonstance.
-

La L.D.D.H continue avec vigilance à suivre l'évolution des réformes institutionnelles, qui à notre avis paraissent avoir été négligées par les Accords du 12/05/01

 

Arrestion de Madame Hasna MOUMIN et menaces policières de torture.


Les faits

Le 8 Mai 2001 la Présidente de la Femme et l'Enfant de la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (L.D.D.H) , Madame Hasna Moumin a été arrêtée à 9 h. dans son bureau à la Radio Télévision de Djibouti (R.T.D) par deux agents de la S.D.S ou police politique .

La Présidente Hasna Moumin a été déférée dans les locaux de la S.D.S sis au Plateau. Sans un mandat d'amener ,sans convocation ,Madame Hasna Moumin a été traduite devant le Directeur-Adjoint de la POLICE POLITIQUE , également frère de l'actuel Ministre Délégué des Affaires présidentielles .

Le chef d'accusation consistait à savoir : Pourquoi Madame Hasna avait signé une pétition demandant le gel des contributions internationales en faveur d'un régime foncièrement dictatorial ?

Le Directeur-Adjoint a reproché à la Présidente de la Femme et l'Enfant de la L.D.D.H le manque de civisme . A cet instant l'un des agents qui l' ont arrêtée à la R.T.D a menacé Madame Hasna de lui faire subir des tortures au sous-sol des locaux de la S.D.S si elle continuait à ne pas parler ;ces propos ont été tenus devant le directeur-adjoint , ce dernier a insisté de clarifier que dans le contexte actuel ,et dans l'exercice de leur fonction les agents sont habilités à tout faire pour faire aboutir une enquête .

Deux minutes plus tard , le même directeur déclare : que c'est fort regrettable , tout en souriant ce même directeur précisa qu'une plainte au tribunal ne servirait à rien puisqu'ils sont au dessus des lois .

Après 2h.45 d'interrogatoire .M. Hassan Said, Directeur Général de la sécurité intérieure et extérieure, venu de la présidence , procéda à la libération de Madame Hasna Moumin

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains continue son juste combat contre les violations quotidiennes des droits de l'homme , des droits des travailleurs , de la Presse libre , des droits d'Aller et Venir , de tous les droits fondamentaux . Elle reste et demeure vigilante .

Le régime bafoue le droit des travailleurs et n'applique pas conventions 87 et 98, pourtant ratifiées avec l'OIT

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 10


Ce mardi 1er mai 01, journée d'Histoire et de Mémoire pour les Travailleurs du monde entier se devait d'être commémorée en toute liberté et avec les fastes qui sied à un tel événement.

Notre pays constitue, peut-être une exception à cette règle, en ce que les autorités politiques vont jusqu'à réitérer leurs interdictions de toute commémoration de cette nature par les travailleurs.

L'Intersyndical UDT/UGTD avait appelé ce matin à un rassemblement des travailleurs sur la place Gachamaleh en plein quartier populaire, compte tenu du fait que la bourse de travail demeure confisqué sur ordre du gouvernement depuis plus de deux ans et en dépit des pressions nationales et internationales notamment les recommandations du BIT.

Pour le gouvernement djiboutien mis à l'index partout dans le monde pour les graves atteintes aux libertés en général et à l'exercice libre du syndicalisme en particulier, concéder, ne serait-ce la commémoration d'un 1er mai aux travailleurs n'est pas à l'ordre du jour de la mentalité des autorités djiboutiennes.

Dans ces conditions, ce qui vient de se reproduire puisqu'on en est à la troisième interdiction d'une telle commémoration ne témoigne -t-elle pas de la voie résolument dictatoriale de ce régime qui quémande et reprime.

Dans un tel contexte :


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH)

1) Déplore l'entêtement du gouvernement djiboutien à l'égard de l'ensemble des Travailleurs et des droits syndicaux.

2) Elle appelle à l'effectivité d'un Etat de Droit, à l'instauration d'une Justice
totalement indépendante, du strict respect de la Constitution en particulier
les Droits de la personne humaine.

3) Demande au gouvernement de mettre en application rapidement et à appliquer scrupuleusement les Conventions 87, 98 ratifiées, de l'Organisation Internationale du Travail (OIT).

Saisit la Communauté Nationale et Internationale, tous les bailleurs de fonds et autres Institutions financières et demande de conditionner leurs aides et / ou leur soutien, et / ou leurs prêts financiers au gouvernement djiboutien, tant qu'il ne tiendra pas compte, qu'il ne respectera pas les droits syndicaux et les droits fondamentaux de la personne humaine, ainsi que la réinsertion et le rétablissement de la totalité de leurs salaires depuis la date de l'éviction des travailleurs syndiqués.

Le procés de l'attentat du Café de Paris et la condamnation d'Aden Robleh


COMMUNIQUE DE PRESSE N°9/01/LDDH du 9 avril 2001


Lundi 9 avril 2001 à 9h 15, la Cour criminelle a siégé pour l'affaire de l'attentat du " Café de Paris " du 27 septembre 1990 en République de Djibouti.

Le Président de la Cour, le Juge Akbar a demandé aux inculpés de se présenter à la barre. Il s'agissait de :

 

M. Aden Robleh Awaleh Président du Parti PND et membre du Haut Conseil
de l'ODU. Mise en détention le 4 avril 2001
M. Mohamed Ali Arrretey mis en détention en 1995
M. Mohamed Hassan Farah mis en détention en 1993
M. Abdi Bouh Aden mis en détention en 1992

Un inculpé avait bénéficié, après plusieurs années de détention, d'un non lieu il s'agit de M. Mahdi Ahmed Abdillahi actuellement Président par l'effet du clonage imposé au PND.

La liste des témoins a été donnée, mais aucun témoin ne s'est présenté et d'après le Procureur Général, car ces témoins auraient été menacés.

Le Président Aden Robleh après avoir brossé son passé de combattant pour l'indépendance, a confirmé son refus d'avoir un avocat du fait que : " connaissant la nature du procès qui m'est fait, je ne vois pas l'intérêt de recourir aux services d'un Conseil, notre pays vit sous une dictature implacable. La liberté, les droits de l'homme, la démocratie n'existent pas dans ce pays ".

Les trois autres détenus depuis pratiquement plus de huit ans avaient pour Défenseur Maître Mohamed Omar, qui avec brio, avait posé le vrai problème, celui des preuves tangibles, des preuves matérielles qui font totalement défaut dans le dossier volumineux qui lui a été remis que quelques jours avant l'audience.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains reviendra sur ce procès, une fois que la partie de la Partie civile sera tranchée par la Cour criminelle le jeudi 12 avril 2001.

La Cour criminelle s'est prononcée aujourd'hui le 9 avril 2001 que sur les peines pénales :

La Cour criminelle condamne :

 

- Aden Robleh Awale à six (6) ans de prison avec sursis.

- Mohamed Ali Arretey à six (6) ans de prison ferme

- Mohamed Hassan Farah à huit (8) ans de prison ferme

- Abdi Bouh Aden à huit (8) ans de prison ferme


La Cour Criminelle condamne, par contumace, Awaleh Guelleh à la réclusion criminelle à perpétuité.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demeure consternée face à cette condamnation d'une telle ampleur, d'autant plus qu'aucune preuve tangible n'est apparue durant le réquisitoire du Procureur Général, et celui, de la plaidoirie, de la Partie Civile, de Maître Martinet.

Sur les ondes de la R T D du 11 avr.01,le Procureur Général a précisé : Mohamed Ali Arrete une purge de 146 jours à Gabode Mohamed Hassan Farah une purge de 13 jours à Gabode

L'Arrestation d'Aden Robleh


COMMUNIQUE DE PRESSE 8/01/LDDH du 4 avril 2001

 

Nous venons d'apprendre que le Président du PND, membre du Haut Conseil de l'ODU, Monsieur Aden Robleh Awaleh a été arrêté à 12h10, à son domicile sis à l'aéroport par les Forces Nationales de la Police (FNP) et transféré directement à la sinistre prison de Gabode dans la cellule 12.

Le Président Aden Robleh, qui avait été convoqué pour ce mercredi 4 avril 2001, a fait déposer une lettre expliquant son refus à se présenter au Tribunal.

Le lundi 5 mars 2001, à l'occasion de fête de l'AID AL ADHA, le Président du Parti National Démocratique (PND), Monsieur Aden Robleh Awaleh, avait prononcé un important discours à l'attention de ses militantes et militants.

Lors de son discours, il avait fait remarquer dans les termes suivants :

" Comme toujours, je dis et redis : nous n'avons pas besoin de fusils pour mettre un terme à cette situation de non droit à laquelle nous sommes confrontés. Une forte mobilisation politique de notre peuple suffit. Il faut savoir que les grèves, les manifestations publiques pacifiques sont des droits inaliénables. "

Le Président Aden Robleh aurait ces derniers temps, entrepris des démarches et des contactes en vue de la concrétisation de la mobilisation politique et pacifique pour les semaines avenir.

La LDDH reste en alerte et suivra avec vigilance les conditions d'incarcération de cet homme politique et le bon déroulement du procès.

La condamnation de DAF

Communique de Presse n°7/LDDH/01 du 31 mars 2001

 

Le Président de la Cour Correctionnelle a rendu son jugement dans l'affaire contre le Directeur de Publication du Journal " Renouveau " le Président Daher Ahmed Farah (DAF), à la suite de la plainte du Commissaire de la République, chef du District de Djibouti M. Daher Ismaël Kahin dit Chideh.

Dans le jugement rendu, le Président de la Cour Correctionnelle a statué sur les deux chefs d'inculpation et il :

1) Déclare Monsieur Daher Ahmed Farah est non coupable du chef d'inculpation de
"diffamation " .

2) Déclare qu'il est coupable de " diffusion de fausses nouvelles " et il le condamne à trois cent mille francs Djibouti (300.000fd) d'amende et à trois mois de suspension du journal " Le Renouveau ".

Le journal " Le Renouveau " avait été suspendu par le juge d'instruction le 20 janvier 2001 d'une manière hâtive, avant même que la Cour se prononce, avant même que la défense ne soit entendue en audience publique.

La Ligue djiboutienne des Droits Humains (LDDH) encourage les Magistrats du Siège à imposer leur totale indépendance, et réitère son entière disponibilité au combat pour l'effectivité d'un Etat de Droit fondé sur une Justice totalement indépendante en République de Djibouti.

 

20/03 ÉVACUÉ DE L'HÔPITAL PELTIER PAR LA FORCE, CONTRAIREMENT AUX AVIS MÉDICAUX, LE GÉNÉRAL YACIN YABEH 'A ÉTÉ ADMIS' (sic) A GABODE

Communiqué de Presse n°5/LDDH/2001
Du 20 mars 2001

Le 19 mars 2001, le général Yacin Yabeh a été manu militari enlevé de l'Hôpital Peltier, pour être écroué ensuite à la Prison de Gabode. Malgré, le refus du médecin traitant, estimant que son cas est encore grave, il est difficile de comprendre une telle décision, avant même le départ du Chef de l'Etat en Chine.

Le même jour, un rixe a eu lieu à la Prison de Gabode entre les co-détenus du Général Yacin Yabeh et les policiers geôliers de la Prison de Gabode. Les co-détenus refusant probablement d'être transférer dans les cellules 12 du sinistre Centre Pénitencier de Gabode.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste consternée par de telles mesures de rétorsions inadmissibles et intolérables.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains, lance un appel pressant au Président de la République et au Ministre de la Justice, pour que cesse rapidement de tels sévices aux prisonniers en détention provisoire, à des prisonniers non encore condamnés, à des détenus bénéficiant des mesures de présomption d'innocence.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains réitère ses propositions :


1) Regrette les refus à différents niveaux de rendre visite au Général Yabeh tant en prison qu'à l'hôpital pour les membres de la LDDH.

2) Lance un appel pressant et urgent au Président de la République, au Ministre de la Justice, Chargé des Droits de l'Homme et à l'Ambassadeur de France afin que le Général Yacin Yabeh soit rapidement évacué en France auprès de son médecin qui le suit depuis plusieurs années.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains considère que cette évacuation sanitaire doit se placer en dehors de toute spéculation politique et doit être considérée uniquement comme une assistance médicale urgente à personne en danger de mort.

 

Communiqué de Presse n°4/LDDH/01 du 17 mars 2001

Le samedi 10 mars 2001, le Directeur de Publication du journal " Le Renouveau " M. Daher Ahmed Farah est comparu au Tribunal Correctionnel de Première Instance, suite à la plainte du Commissaire de la République M. Daher Ismaël Kahin.

Après que M. Daher Ahmed Farah (DAF) ait répondu aux questions du Président de la Cour Correctionnelle, sans la présence du plaignant M. Daher Ismaêl Kahin. M. Daher Ahmed Farah a été informé ensuite, que le plaignant a saisi un avocat, et que cette affaire est renvoyée au 17 mars 2001 à la demande de l'avocate du Commissaire de la République.

Aujourd'hui le 17 mars 2001, les mêmes questions ont été reposées à M. Daher Ahmed Farah, et l'avocate, qui était arrivée en retard, a tout simplement demandé que M. Daher Ahmed Farah soit condamné à la somme de cinquante millions de francs Djibouti à titre de dommages et intérêts. Quant au Procureur auprès de la Cour Correctionnelle, dans un très bref réquisitoire a demandé que la Cour condamne M. Daher Ahmed Farah à trois mois de prison avec sursis et à la suspension du journal " Ensemble " à un an de suspension.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) reste sidérée des propos du Procureur Ibrahim.

La LDDH rappelle que :

- la juge d'instruction par ordonnance du 20 janvier 2001 avait décidé unilatéralement, d'une manière hâtive et arbitraire, la suspension d'un journal avant même que la Cour se prononce. La décision du juge d'instruction suspendant le journal " Le Renouveau " est lourde de conséquence et porte inexorablement atteinte à la liberté d'expression, à la liberté de presse.

- le Procureur de la République auprès de la Cour Correctionnelle propose (le samedi 17 mars 2001) la suspension d'un autre journal " Ensemble ", sans qu'aucune plainte soit déposée, sans qu'aucun article du journal " Ensemble " soit mis en cause, sans aucun autre argument juridique conforme à la Loi en vigueur sur la Liberté de la Communication de 1992.

Le président de la Cour a mis, cette affaire, en délibéré pour le 31 mars 2001.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) demeure très préoccupée de la situation des Droits et des Libertés d'Expression, de Communication et de Presse.

 

 


Appel d'urgence pour une évacuation sanitaire du Général Yacin Yabeh à titre purement Humanitaire. Ses jours sont comptés.

COMMUNIQUE DE PRESSE n°3/LDDH du 21 février 2001

Le 13 décembre 2000, le général Yacin Yabeh et consorts ont été mis en détention provisoire (dépôt) et transférés à la sinistre prison de Gabode.

Courant janvier 2001, la situation sanitaire du Général Yacin s'étant gravement dégradée, la juge d'instruction ordonne une expertise médicale. Les quatre médecins suivants :
- Docteur Bradon médecin chef à Peltier
- Docteur Mohamed Abdourahman de Peltier
- Docteur Bernardos de Paul Faure
- Docteur Ali Barreh de Paul Faure

Ont constaté :
- Que l'état de santé critique du général Yacin traverse une phase finale très avancée.
-Qu'au stade actuel, ni l'Hôpital Peltier, ni l'Hôpital Bouffard ne peuvent en aucun cas équilibrer son état de santé, qui se détériore de jour en jour.
-Que l'évacuation sanitaire du général Yacin s'avére strictement nécessaire.

Le rapport d'expertise de ces quatre médecins est sans ambiguîté, et il est inademissible qu'aucune suite ne soit donnée à ce rapport médical. Pire encore, l'administration carcérale aurait prise des mesures intolérables à l'égard du général Yacin, en l'isolant dans une cellule digne des cellules 12 du centre pénitencier de Gabode. Ces mesures intolérables pourraient être considérées comme des tentatives d'homicides volontaires.

C'est dans ces conditions dangereuses et inhumaines de détention que le général Yacin a uriné du sang le jeudi 15 février 2001. Le lendemain vendredi 16 février 2001, les épouses du général Yacin n'ayant pas pû voir le Président de la République se sont vues dans l'obligation de tenter de contacter, en vain , le Président lors de la sortie de la prière du vendredi à la mosquée.

Depuis samedi 17 février 2001, le général Yacin est hospitalisé à l'Hôpital Peltier.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains est très inquiète et très préoccupée de l'état de santé critique du Général Yacin Yabeh.

Malgré les pressions, les mauvaises incompréhensions, une fois pour toute, il faut apprendre que les Défenseurs des Droits de l'Homme ont pour principal objectif à dénoncer toutes les violations des Droits de l'Homme, sans remords, sans passion, sans aucune rancune.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH), fort et convaincue de ce principe universel :

1) Regrette les refus à différents niveaux de rendre visite au Général Yabeh tant en prison qu'à l'hôpital pour les membres de la LDDH.
2) Lance un appel pressant et urgent au Président de la République, au Ministre de la Justice, Chargé des Droits de l'Homme et à l'Ambassadeur de France afin que le Général Yacin Yabeh soit rapidement évacué en France auprès de son médecin qui le suit depuis plusieurs années.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains considère que cette évacuation sanitaire doit se placer en dehors de toute spéculation politique et doit être considérée uniquement comme une assistance médicale urgente à personne en danger de mort.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°2/LDDH du 7 février 2001

Jour pour jour, un an après

Faut-il enterrer l'Accord - Cadre de Paris du 7 février 2000 ?
Faut-il garder encore une lueur d'espoir ?
Que faire, sans calendrier, sans date butoir ?


Un an après la signature courageuse entre le Frud et le Gouvernement, après un an d'espoir populaire suite à l'ouverture d'une négociation pour une Paix Juste, Globale et Durable, après une année de black-out sur le déroulement de ces négociations en vue d'une ouverture irréversible vers la Démocratie, l'Etat de Droit et la bonne gouvernance, aujourd'hui la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) a peur pour son peuple, les populations de la République ont peur pour leur avenir.

La Ligue Djiboutienne des Droits de l'Homme (LDDH) a été et reste toujours en alerte pour la prévention de tout conflit armé interne.

La LDDH est profondément convaincue, que des opérations héliportées, des coups de commandos éclairs, des opérations militaires de grande envergue n'ont servi à rien, ne servent à rien, ne serviront à rien. Les premières victimes de ces conflits armés sanglants entre frères d'une même patrie, sont inéluctablement, inévitablement nos populations civiles, nos populations les plus fragilisées à savoir nos vieillards, nos femmes et nos enfants.

La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dès sa déclaration officielle auprès du Ministère de l'Intérieur le 9 mai 1999, par des Communiqués de Presse et des Notes d'Informations médiatisés, n'a pas ménagé ses efforts pour :

1°) Dénoncer les exactions à l'encontre de nos populations du Nord et
l'Ouest.

2°) Dénoncer les exécutions extra-judiciaires tout en exigeant des
enquêtes judiciaires indépendantes.

3°) Lancer des appels pressants pour la Paix et la Réconciliation et ce,
dès août 1999. Le dernier Appel en date du 7 janvier 2000, soit un mois avant jour pour jour de la date de signature de l'Accord Cadre de Paris pour l'ouverture des négociations, du cessez - le - feu, et de la libération des prisonniers détenus dans les deux camps .

4°) Assister et suivre tous les prisonniers politiques.

5°) Défendre les Libertés fondamentales notamment les Droits
syndicaux, les Droits de la liberté d'Expression, d'Opinion de la
liberté de la Presse, les Droits de l'Opposition, conformément à la
Constitution djiboutienne et à la Déclaration Universelle des Droits de
l'Homme.

La LDDH est consciente que le FRUD a le fusil et que le Gouvernement a le fusil, les chars, les hélicoptères et aussi le Pouvoir.

La LDDH demande expressément au Gouvernement :

1°) de mettre en application ses engagements avec la signature de
l'Accord-Cadre,

2°) de prendre des mesures courageuses, car toutes négociations
nécessitent forcément des concessions. Les concessions pour la Paix civile, les concessions pour la réconciliation nationale doivent, d'une manière impérative, se réaliser concrètement et rapidement dans l'intérêt supérieur de notre peuple.

 

Ligue Djiboutienne
Des Droits Humains
(LDDH)
Le Président
Jean Paul NOEL ABDI.