NOTE D’INFORMATION DU 27 AVRIL 2003

Depuis le 20 avril 2003 le Président DAHER AHMED FARAH est en DETENTION ARBITRAIRE, ceci jusqu’à la preuve du contraire.

Les « voyouteries » qui consistent à s’emparer par la force les matériels des journalistes, est-ce que ces « voyouteries » continuent-elles encore en République de Djibouti. Si la réponse est oui, alors ceci est une infraction très très grave, et constitue une violation flagrante à la liberté de la presse.

DAF est-il un criminel ? Alors là non, vraiment pas du tout !

DAF est-il un terroriste ? Alors çà non, c’est pas du tout son genre !

Mais alors pourquoi cet acharnement ? pourquoi alors jeter DAF dans la « cellule des gangsters » de la sinistre prison de Gabode sous très haute sécurité ?

Mais alors pourquoi l’écrouer comme un vulgaire délinquant avec des méthodes toujours pénales aux aspérités de haines viscérales ?

THAT’S THE BIG QUESTION !

Le dimanche 20 avril 2003, le Président Daher Ahmed Faraf DAF a été traduit devant la Juge d’Instruction Madame Habiba, et incarcéré le jour même par mandat de dépôt établi par la Juge d’Instruction et ce sur plainte du Chef d’Etat Major à la Défense le Général Zakaria.

Le samedi 26 avril 2003, après avoir entendu à nouveau le Président Daher, la Juge d’Instruction Madame Habiba a maintenu le dépôt, et son retour dans la même cellule de la sinistre prison de Gabode.

Le 27 avril 2003 le matériel d’impression du Renouveau djiboutien fut saisi par la force.



Sur des recherches.

Des sympathisants de la LDDH n’ont pas manqué durant une semaine de traîner à longueur de journée les couloirs du Palais de Justice, afin de savoir, afin de comprendre les raisons profondes, les raisons urgentes, les véritables raisons qui ont poussé la Juge d’Instruction Madame Habiba à émettre un mandat de dépôt, à mettre le Président Daher Ahmed Farah en détention provisoire indéterminée, ou plus clairement en Détention Arbitraire, alors que la Juge d’Instruction avait toutes les possibilités de le convoquer tous les jours si l’affaire avait une grande importance, mais en fait cette affaire semble être un simple délit de presse .

Mais rien n’a filtré ! On dirait qu’il s’agit d’un « secret d’Etat », et c’est à se demander si DAF sera définitivement condamné « pour raison d’Etat, ou si DAF sera définitivement en Détention Arbitraire jusqu’à la fin des prochaines élections présidentielles de 2005 ?

Motifs du mandat de dépôt, motifs de la mise en détention arbitraire de DAF.

En réalité la Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) n’arrive pas à connaître exactement le chef d’accusation, d’autant plus qu’un simple délit de presse ne nécessite nullement un mandat de dépôt, car il ne s’agit ni d’un complot contre l’Etat, ni d’un crime crapuleux, encore moins d’un important détournement des deniers publics .

Toutefois, l’on est en droit d’estimer qu’il s’agit encore d’un bras de fer entre :
- la plume d’un journaliste fouinard et courageux, d’une part ;
- et des jugements iniques en pénal, jugements iniques forts musclés et à fortes colorations politiques, d’autre part.

En effet, la situation est excessivement très grave, et très difficile à comprendre.


La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) est très inquiète face à ces abus ;

La LDDH considère ce mandat de dépôt comme une mise en Détention Arbitraire, et elle lance un Appel pressant à tous les Défenseurs des Droits de l’Homme, de se mobiliser et d’envoyer des Observateurs en vue de constater les conditions de cette Détention Arbitraire ;

La LDDH exprime sa solidarité la plus totale avec l’ensemble des journalistes de Djibouti, et elle demande et encourage les journalistes affectés par ces abus, par ces violations de la liberté d’expression et celle de la presse, de prendre toutes les dispositions auprès du Ministre de l’Intérieur pour la tenue vendredi prochain, après la prière « vendredicale », la tenue d’un siting pacifique devant la prison de Gabode.

 


M. NOEL ABDI Jean-Paul